Sans trop te déranger, je viens t'offrir des roses,
De celles que l'on cueille à l'aurore au jardin,
Dont le pétale est doux comme peau de satin
Et garde le parfum des fleurs à peine écloses.
Il m'arrive souvent, alors que tu reposes
Au pied du vieux cyprès, de venir le matin,
ecouter ton silence en un jour incertain
Qui plonge dans le gris mon coeur dont tu disposes.
L'oubli n'a pas de place en mon esprit meurtri.
Ton brûlant souvenir jamais ne se flétrit.
Il n'est plus grand amour que l'amour d'une mère.
Je ne vois plus tes yeux, je n'entends plus tes pas;
Alors, dis moi comment, dis-moi par quel mystère,
Tu me guides toujours par-delà le trépas........